Vendredi 4 Avril 2025
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06.11.2014
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Une amende de 1 000 euros, pour moitié avec sursis, a été requise mercredi en appel à Dijon à l’encontre du viticulteur bio de Côte-d’Or, condamné en première instance à la même peine pour avoir refusé de traiter ses vignes contre la flavescence dorée.
La cour d’appel de Dijon rendra sa décision le 4 décembre. “Ma ligne de défense n’a pas changé”, a déclaré à l’AFP Emmanuel Giboulot, à l’issue de l’audience.
Fustigeant “l’incohérence” des arrêtés préfectoraux obligeant à traiter l’ensemble du vignoble, M. Giboulot s’est réjoui qu’en 2014 un périmètre de “seize communes” ait été soumis à un traitement obligatoire contre la flavescence dorée.
“On n’est pas dans un schéma de propagation de la maladie. Il faut prendre la mesure des choses et pour 2015, on espère aller plus loin dans la modération”, a-t-il ajouté.
Érigé en symbole par certains écologistes, Emmanuel Giboulot, pratique la biodynamie depuis les années 1970 sur ses parcelles. Il avait été condamné en avril par le tribunal correctionnel de Dijon à une amende de 1000 euros, dont la moitié avec sursis, pour avoir refusé en 2013 d’appliquer les traitements imposés par arrêté préfectoral dans l’ensemble des vignobles de Côte-d’Or.
La profession, y compris la filière bio, s’était désolidarisée du vigneron.
Apparue en 1949 en Armagnac (sud-ouest), la flavescence dorée – maladie mortelle pour la vigne véhiculée par un insecte, la cicadelle – touche presque tout le vignoble français, après s’être fortement développée depuis une dizaine d’années, selon les autorités sanitaires. Un important foyer avait été découvert en Saône-et-Loire en 2011, entraînant en Bourgogne l’arrachage de 11 hectares de vignes en 2012, puis de 0, 2 ha en 2013.
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